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See you soon ...

See you soon ...

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Le 21 décembre devait être un jour apocalyptique. Mais heureusement, il n’y a eu que quelques goûtes d’eaux qui se sont effroyablement écrasées sur le sol. Le Foie Gras est toujours au frais et nous sommes ravis de le déguster aujourd’hui. Tout cela dans une décontraction exemplaire, après tout il paraît que l’on a eu chaud aux fesses. Alors cessons de faire la pluie et le beau temps, cette période Post-Apocalyptique s’avère être magnifique !

Le PDG d’Universal Music France, Pascal Nègre félicite le nouveau succès de Kavinsky. Après avoir laissé le volant à Ryan Gosling pour “Nightcall”, notre Teddy Bear français débarque avec sa Testarossa dans “Protovision”. Malin, Ils ont juste changés de carrosse !

Virgin Radio continu à faire découvrir les tubes de demain notamment avec “Nightcall“… Ce qu’il y a de génial chez Virgin Radio, c’est qu’ils sont capable de mettre 5 fois par jour “Midnight City” de M83 depuis 6 mois sans se soucier que ces derniers on sortie un album.
Et le Hip-Hop parlons-en ! Une “sous-culture” en pleine évolution puisque France Télévision a pris la décision de diffuser des programmes qui abordent la Culture Hip-Hop et nous les saluons pour cette initiative. Mais faut-il donner carte blanche à Sexion D’Assaut, meilleur groupe de Rap français de l’année 2012 selon les médias de masses pour représenter les 30 ans du Hip-Hop français ? Et bien non mesdames et messieurs vous êtes en train de vous fourrer le doigt dans le nez. Les déguelasseries sont bel et bien au goût du jour.

La phrase du jour : Notre succès et notre talent se traduisent par nos millions de ventes d’albums sur iTunes” Maître Gims de Sexion D’Assaut.
En effet tout va bien, rien n’a changé. Le verre de Jurançon est toujours aussi bon. Il est maintenant temps de Chiller ! Les Icebangger’z vous proposent alors pendant ce laps de temps notre :
Chilltime #2
Une playlist garnie de 14 tracks à déguster avec sa tartine de Foie Gras et son verre de Jurançon :

x Digitalism - Zdarlight [Chopstick & Johnjon remix]
x Ornette - Crazy  [Nôze Remix]
x Bunny Tiger - Give It To Me !
x Pegase - Without Reason [Les Filles Et Les Garçons remix]
x Sidney Charles - Don’t Go [Doctor Dru Remix]
x Overlord - Sleeper
x Nicolas Jaar & Theatre Roosevelt - The Ego
x Dream Koala - Hipster Girl [Taquwami Remix]
x Para One - Every Little Thing
x Jamie XX - Far Nearer [The Ninetys Remix]
x Canblaster - Clockworks [Para One & Teki Latex Remix]
x Hot Steppa - Bad Sign
Kavinsky - Protovision [Theatre Of Delays Remix]
x Les Filles Et Les Garçons - You Belong To Me [Cargo Remix]

Bonne écoute.


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Les macchabées de l’esprit railleur de B.L.A.R.F.

     B.L.A.R.F. Logo | Tumblr

      B.L.A.R.F. : “Vomi soudain, sans le moindre signe annonciateur”.

     ATTENTION, cet article est déconseillé à toute personne sensible qui ne semble pas digérer l’humour noir ou qui conçoit que la femme est encore une stricte représentation de la Vierge Marie.

     Toujours à la recherche de pépites Made in France, les Icebangger’z continuent à dénicher la perle rare pour bousculer tout vos sens. Aujourd’hui nous allons vous présenter un artiste originaire de la banlieue parisienne qui, après une overdose de Crayola et de “vomit arc-en ciel”, nous présente cette fois-ci un univers beaucoup plus trash où le glamour reste tout de même en premier plan. Laissez place aux “Blarferies” de MR. B.L.A.R.F. !

     Après avoir fait des études dans la Communication, le Graphisme et les Arts Appliqués. B.L.A.R.F. aka Maviou Degoub devient en 2006 photographe pour le magazine Street Tease. Un métier qui ne doit pas être de tout repos, c’est entre ses shoots photos et les soirées parisiennes que notre artiste arrive à trouver du temps à l’illustration. L’illustration, une passion qui dure depuis sa tendre enfance qu’il a du ensuite mettre de côté pour la photographie. C’est bien plus tard que B.L.A.R.F. a eu l’idée d’associer ces deux techniques : l’association de desseins morbides sur des photographies glamours, voilà l’univers B.L.A.R.F. C’est avec un certain humour qu’il détourne ses photographies. Une petite touche d’humour noir qui ne doit pas être du goût de tout le monde. Mais qu’est-ce que le goût me diriez-vous ? (Afin d’éviter tout égarement de notre part nous allons revenir à notre mouton).

B.L.A.R.F. #4
     Mais d’où vient cette obsession pour ces macchabées ? L’origine de cette forme d’esprit railleuse vient peut être des Bandes Dessinés. Il explique dans une interview pour Take Mein Sandwich que c’est en fait, je cite : “Un mélange de Mlle Chiffre du Petit Spirou et les délires macabres de Claude Serre”. Il avoue aussi être influencé par des artistes tels que McBess, Mike Giant ou encore Obey. De plus, il s’avère que le monde du skateboard, du tatouage et de la mode reste une véritable source d’inspiration. Mais à travers ces œuvres dérangeantes B.L.A.R.F. ne cherche pas à véhiculer un quelconque message, il cherche à susciter la réaction des gens, c’est avant tout du second degrés. C’est aussi une forme d’inspiration du moment, nous le retrouverons peut être d’ici quelques années à le voir dessiner des chats de l’espace sur les murs, qui sait ?

B.L.A.R.F. #2

Heart Cook | B.L.A.R.F.
B.L.A.R.F #3
B.L.A.R.F. #1
     Un univers morbide, oui certes, mais il faut aussi savoir que B.L.A.R.F. n’est pas un homme borné à puiser la même idée dans son puits d’imagination. Il se ressource continuellement en oeuvrant pour un bon nombre de personnalités : Comme par exemple, ARTTITUDESWEET AS CAKE, ou encore Dj GÉRO.
     Pour aller plus loin dans l’univers macabre de B.L.A.R.F. , nous vous conseillions de faire un tour son Tumblr ou de s’abonner à sa page Facebook.

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     Aujourd’hui nous sommes le jeudi 22 novembre. Il est exactement 18 heure 30, à cette époque de l’année le soleil vient de se coucher et la nuit vient de s’éveiller, tout est clair pour l’instant. Mais avant toutes précipitations nocturnes, il y a bien un passage de la journée qu’il ne faut pas négliger. C’est effectivement l’heure du Chilltime et comme les Icebangger’z savent que ce laps de temps est sacré, par conséquent nous vous proposons, pour vous, notre :

                                                  Chilltime #1

Image originale de Jamie Mitchell.


Une playlist garnie de 13 tracks plus alléchantes les unes que les autres : 

x OutKast - Ms. Jackson (Jean Tonique Remix)
x HOOSKY - Reach Out
x SunCruz - Just Passing Birds
x Sid Pattni - Got To Learn Sometimes (Ta-ku remix)
x Flight Facilities - Clair De Lune (feat. Christine Hoberg)
x Message to Bears - Mountains
x Sorcha Richardson - I Heart NYC (Tristan Fogel Remix)
x XXYYXX - About U
x Poolside - Slow Down
x Chet Faker - Terms And Conditions(Nicolas Jaar Remix)
x Rat  & Co - Seawind
x Raycord - Wurlitzer à Nu
x Télépopmusik - Smile (Natural High Remix)


Bonne écoute.
PS : La Chilltime #2 sortira le 22 décembre.
Image originale de Jamie Mitchell.

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P.O.S - Fuck Your Stuff

Le Hip-Hop est en deuil …
     Triste nouvelle, Motherfucker & Bitches sont devenus les maîtres mots du nouveau visage du Hip-Hop américain. Après avoir lutté pendant des années contre les inégalités qui subsistaient en Amérique, le Hip-Hop US a fini par ranger l’étendard de la contestation. Fini les punchlines qui prônaient un monde meilleur et qui révélaient le vrai visage de l’Amérique, l’Amérique et ses minorités… Maintenant le Hip-Hop prend un tout autre sens : On dégaine les Bling-Bling et les armes, on sort les grosses cylindrées du garage et on amène les pucelles de petite vertu. Après cela, nous pouvons voir un joli mélange de déjection humaine : 2 Chainz (1), Angel Haze (2), Lil’WayneFat Joe, la liste est encore bien longue. Vous allez surement vous dire que cet article est de l’ordre du pessimisme. Mais faisons preuve quand même d’optimisme puisqu’il existe des artistes qui continuent à utiliser leur flow à bon escient. Car oui il existe encore des MC’s qui arrivent à produire de belles choses.

Optimism

Minnesota, le nouveau souffle du Hip-Hop US …
     Minneapolis, au Nord des Etats-Unis : En l’espace de quelques années la scène Hip-Hop du Minnesota n’a cessé de croître autour d’un label prestigieux. Je veux bien sûr parler du label indépendant Rhymesayers, maison mère d’AtmosphereMF DOOMP.O.SAesop RockGrieves, ou encore Brother Ali. Des artistes aux multiples profils qui explorent les nouveaux horizons du Hip-Hop en mariant différents styles et utilisant leur flow avec soin. Loin des banlieues de Los Angeles ou de New York, ces MC’s venant de multiples horizons cherchent avant tout à exploiter de nouvelles influences tout en gardant l’héritage du Hip-Hop. On les appellera ainsi les bienveillants.
P.O.S | BUMPER

P.O.S : “Product of Society” …
    On le surnommait “Pissed Off Stef” quant il fût encore membre d’un groupe de Punk Hardcore, on le surnomme maintenant the “Product of Society”. L’anagramme de P.O.S aka Stefon Alexander reste encore un mystère. Ce MC de 31 ans originaire du Minnesota nous avait quitté il y a trois ans avec son album “Never Better”, un opus dynamité tissant des liens complices entre le Rap et le Punk. Affichant bien haut son héritage de Punk Hardcore, se considérant influencé par les ténors de la scène punk tels que Fugazi ou encore Refused. P.O.S nous dévoile alors une mixité d’horizon inédite qui fait bon d’entendre.
     Depuis ce chef d’œuvre, P.O.S nous revient de loin avec son dernier cocktail molotov portant le nom de “We Don’t Even Live Here”. Attendu comme une suite logique de son précédant opus, Stefon Alexander a pris un malin plaisir à nous devancer et à nous surprendre une fois de plus. Exploitant des univers symphoniques encore inexplorés, notre MC s’en est allé se ressourcer du côté de Berlin pour réaliser quelques compositions hors normes. Définit comme “un opus engagé et enragé” par l’hebdomadaire Les Inrocks (3), une fois de plus P.O.S abat les frontières du Hip-Hop en introduisant des notes beaucoup plus électroniques qu’auparavant. Une œuvre frénétique composé de 11 tracks qui ne manque pas de tact puisqu’elle accueillent quelques surprises tels que le Dj allemand Boyz Noise dans “Weird Friends” ou encore le leader du groupe Bon Iver, Justin Vernon dans l’envoûtant ”How We Land”. Ce quatrième opus recèle d’autres trésors tels que le brûlant “Fuck Your Stuff“ ou l’exaltant ”Bumper“…  Bref’ je vous conseille vivement d’augmenter le volume car les BPM risquent de taper fort sur le système. Un nouvel étendard flotte maintenant au dessus de la scène Hip-Hop américaine…
We Don't Even Live Here"
Tracklist de l’album “We Don’t Even Live Here” :
x Bumper (Prod. P.O.S)
x Fuck Your Stuff (Prod. Lazerbeak)
x Where We Land (ft. Justin Vernon) (Prod. Andrew Dawson & P.O.S)
x Wanted/Wasted (ft. Astronautalis) (Prod. Cecil Otter)
x They Can’t Come (ft. Sims) (Prod. Lazerbeak)
x Lockpicks, Knives, Bricks and Bats (Prod. Lazerbeak & Andrew Dawson)
x Fire in the Hole/Arrow to the Action (Prod. Lazerbeak)
x Get Down (ft. Mike Mictlan) (Prod. Patric Russel)
x All Of It (Prod. Ryan Olson)
x We Don’t Even Live Here (Weird Friends) (Prod. Housemeister & Boyz Noize)
x Piano Hits (ft. Isaac Gale) (Prod. Cecil Otter)

Nota Benedicta :
(1) Song : Birthday Song by 2 Chainz  : Nous remercions le monteur d’avoir laissé cette pépite à la deuxième minute de ce clip.
(2) Song :  Gossip Folks by Angel Haze  : Veuillez compter avec nous s’il vous plait le nombre de “Motherfucker” à chaque début et fin de phrase.
(3) Article des Inrocks de Thomas Blondeau parut le 31 octobre 2012.

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VECT - ALTITUDES LP

Depuis 1993, IceBang ne cesse de vous dénicher des pépites sonores qui arrivent à squatter vos esgourdes durant toute une nuit. Aujourd’hui nous allons vous parler d’un artiste toulousain qui ne manque pas de créativité :

VECT, c’est le nom d’un OVNI qui est apparu depuis peu sur la scène électronique française. VECT c’est le mélange de beat et de sample saupoudré de douces influences électronique. Il réussit à façonner son propre style mais sans avoir une quelconque étiquette à s’attribuer. Depuis quelques mois, cet artiste français se pavane sur le réseau de l’Internet avec son tout dernier opus : ALTITUDES.  Cet album est garni de 11 compositions bien ficelées les unes avec les autres. A travers cet LP, VECT nous propose un véritable voyage à vole d’oiseau, où les beats et les samples sont accompagnés de sonorités éclectiques mais qui se rapprochent tout de même du Hip-Hop et du Jazz. Une oeuvre raffinée, sans fioriture, qui mérite que l’on s’attarde dessus. Après tout, on ne rechigne jamais avec ce genre de découverte.
VECT 1
Mais qui est cet OVNI portant le nom de VECT ? Émile Sacré, de son vrai nom, est un artiste installé sur Toulouse. Avant d’être un compositeur et musicien de talent, monsieur Sacré est avant tout un Directeur Artistique réputé sur la ville rose, il a notamment conçu quelques affiches pour l’évènement notable des Nuits Sonores. C’est bien plus tard qu’il décide de s’accorder du temps pour la musique. Émile est un personnage qui possède plusieurs cordes à son arc : photographe, peintre et vidéaste… C’est un homme qui touche à tout, qui exploite tout un univers autour de lui. On pourrait commencer à le comparer à Thibaut Berland aka Breakbot, mais cela risque peut être de le vexer. Quoi qu’il en soit, VECT fait parti de ces pépites sonores où l’on ne peut définir aucun style. Ces pépites que l’on ne cesse d’aimer.
VECT 2
Tracklist de l’album “ALTITUDES” :

✖ Reverso (01:49)
✖ What i’m gonna do (03:25)
✖ I Believe (02:50)
✖ Look it out (03:21)
✖ Soulful (04:20)
✖ Boogie short (01:09)
✖ Rhodes trip (02:03)
✖ What a day (02:56)
✖ Future game (03:46)
✖ Ditune (02:57)
✖ Trapist (02:18)

PS : Nous remercions le webzine One O’clock de nous avoir fait découvrir cet artiste en herbe.

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Ordos : Le skatepark fantôme - Charles Lanceplaine

ORDOS 5

En l’espace d’une décennie, la Chine est devenue la plus grande puissance économique de notre planète. Compétitive sur tous les fronts, cette République populaire prône le modèle socialiste et c’est ce qui en fait sa force. Jamais un pays n’a connu un tel développement en si peu de temps.

L’histoire que nous allons vous conter se passe donc en Chine, en Mongolie-Interieur à Ordos. Ne confondez pas cette région avec le pays Mongole, car oui la Mongolie-Interieur est une région de Chine.

Ordos c’est le nom d’un projet qui ne vu finalement pas le jour. Ordos c’est le nom d’une ville qui devait être fleurissante et qui devait être un exemple de développement pour la Chine. Construite pour un million de personnes, elle n’en accueille que quelques milliers. Ordos c’est l’histoire d’une ville fantôme qui devait être le rayonnement de la puissance chinoise. Un endroit où le bitume et les pavés sont en abondance… Un véritable paradis pour les accros de la planche à roulette.

ORDOS 2

Charles Lanceplaine est un réalisateur français qui décida avec sa bande de pote, de faire un road trip dans cette zone désertique de la Chine. Munis de caméras et de planches à roulette, ils nous content leur voyage surréaliste au sein de la ville fantôme d’Ordos avec les images qu’ils ont pu capturer. Un court-métrage stupéfiant qui nous embarque dans un univers irréel.

ORDOS 3

ORDOS 1

Crédits de l’oeuvre :

     ✖ Vidéo réalisé par : Charles Lanceplaine

     ✖ Co-réalisé par : Patrik Wallner & Tommy Zhao

     ✖ Musique : You Me by Hamacide + Chacha

     ✖ Riders : Jay Meador, Gustav Nymans, Tommy Zhao, Alexander Hwang, James Capps, Elliott Zelinskas & Brian Dolle

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Alleychante #1 - Le Pignon Fixe envahit la cité Paloise.

Après des expériences riches en émotions et quelques milliers de kilomètres dans les pattes, les Icebangger’z ont eu l’envie de revenir au fief, histoire de trouver un peu de calme pour se ressourcer le corps et l’esprit le temps d’un week-end. Nous pensions retrouver la tranquillité au sein de notre belle cité paloise. C’est alors que nous avons appris qu’une Alleycat allait se dérouler. Le chill fût alors de courte durée…

Depuis quelques années, la culture du Pignon Fixe est revenue au goût du jour et elle n’a de cesse de se développer dans nos villes. Pour comprendre cette nouvelle ère du Fixie, les Icebangger’z se sont rendus sur place pour assister à la première Alleychante organisée par Remi Wisniewski avec l’aide de l’association Moustache & Gros Pignon.

Alleychante

L’Alleychante, qu’est-ce dont cette chose ?  L’Alleychante est une course cycliste urbaine à itinéraire libre où le code de la route et les feux sont à négliger. Le slalom entre les voitures et les piétons est aussi de rigueur. A travers cette course, une trentaine de participants ont été munis d’un plan qui contenait différents checkpoints répartis dans toute la cité paloise et qui devaient être validés au fil de la course.

Au menu vous pourrez admirer quelques gamelles héroïques, une multitude de feux rouges grillés et des rider déterminés à faire grincer leurs pneus. Eh oui, c’est ça l’Alleychante !

Nous dédions cet article à notre cher et tendre Remi Wisniewski qui a eu la magnifique idée d’organiser cet évènement, à Pyu et Rodéo pour le Montage et le Motion Design, mais aussi à Jibo qui est l’acteur principal de cette vidéographie.

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Je peins ce que je vois… Jérôme Romain

Mouse Heineken

De passage dans le Languedoc-Roussillon durant le mois d’Août, les Icebangger’z ont décidé de faire une petite escale à Montpellier pour rencontrer un personnage fort sympathique qui a eu la gentillesse de nous accorder une interview. Doté d’une technique bien aiguisée, cet homme a la particularité de mettre en scène des personnages dans des situations assez anodines tout cela sur des toiles peintes à l’huile. Son nom est Jérôme Romain…

Salut Jérôme, peux-tu te présenter brièvement aux Icebangger’z ?
-Je m’appelle Jérôme Romain, je suis né en 1976 ça fait donc 36 ans. Je suis à la base des Ardennes mais j’habite à Montpellier depuis 4 ans et avant cela j’étais sur Strasbourg pendant 10 ans. Pour finir je fais de la peinture figurative.
Tu vis donc sur Montpellier, est-ce que c’est une ville qui t’inspire ? Y a t-il beaucoup de rendez-vous idéaux pour se cultiver ?
-Depuis la rénovation du musée Fabre, il y a eu quelques expositions intéressantes…
Tu as fait quelques expositions au musée Fabre ?
-Au musée, non mais après j’ai exposé à la galerie Saint Ravy, une exposition organisée par la ville de Montpellier avec deux autres peintres figuratifs. Autrement pour finir de répondre à ta question, je trouve que ça ne bouge pas particulièrement, mais moi je suis surtout venu ici pour être au soleil et avoir un endroit tranquille pour travailler, je ne m’inspire pas vraiment de ce qu’il se passe autour.
Révision
Jérôme Romain - Révisions (Avril 2011 / 60x80cm)

Peux-tu m’expliquer le processus de création d’une oeuvre que tu réalises ?
-En général je prends pas mal de photos, donc soit c’est des photos qui sont prises sur le vif et qui m’intéressent pour une raison X ou Y, soit de temps en temps je fais de la mise en scène ce qui est beaucoup plus rare. A partir de cette image que je tire, je dessine sur une toile que je peins ensuite à l’huile.
Combien de temps prends-tu, généralement, pour peindre une toile ?
-Ah ça c’est une histoire de format, là les formats que je travaille en ce moment c’est des formats qui sont autour de 100/150 centimètres, je passe entre 50 et 75 heures dessus. Celle que je viens de terminer, j’ai compté et j’ai mis 70 heures dessus. Après tout est relatif en fonction du sujet et de la taille de la toile.
As-tu un message à faire passer à travers tes toiles ?
-Non je n’ai pas vraiment de message à faire passer, je me considère plus comme un témoin, un observateur.
Ballons
Jérôme Romain - Ballons (Octobre 2011 / 146x97cm)
Dans ta série intitulée : “Parfois la Nuit”, tu peins des scènes assez anodines, voir même incongrues. Tu peins réellement la photo que tu as prise où tu rajoutes un peu de ton imagination ? Je pense surtout à la toile intitulée “Ballons”, il faut quand même être patient pour capter cette scène en instantanée…
-Je ne rajoute pas de mon imagination, je modifie parfois les lumières oui, mais sinon pour en revenir à cette scène intitulée “Ballons” , pour quelques images il m’arrive d’utiliser un système assez particulier. Je pose mon appareil photo sur pied et je prends un certain nombre d’images dans un temps donné. C’est à dire que là toutes les personnes sur la scène “Ballons”, elles sont correctement situées par rapport à leur géographie, mais elles sont dans une temporalité légèrement différée. C’est un système que j’utilise mais pas de manière systématique. Si je peux avoir tout d’un coup c’est mieux. Après vu que je suis un peintre et non pas un photographe, je ne vais pas attendre deux heures l’instant parfait, je préfère prendre plusieurs photos parce que ce qui m’intéresse c’est le résultat final.
Comment fais-tu pour que tes peintures soient hyper-réalistes ? As-tu une technique particulière ?
-Je peins ce que je vois (Rires), j’essaye de faire au mieux…
Mais c’est quand même difficile d’acquérir cette technique, de prendre justement ce que tu vois. Il y a quand même un soupçon de perfection.
-Non mais ça fait quand même longtemps que je fais de la peinture, depuis que j’ai 18 ans. A la base je ne peignais pas du tout comme ça, c’est venu petit à petit. J’ai fait des études d’Histoire de l’Art mais au niveau de la pratique j’ai appris seul à l’atelier, j’avais une pratique disons qu’elle était figuratif libre et puis je sentais que j’avais quelques lacunes et à force de travailler j’ai réussi à combler mes lacunes. Je ne voulais pas avoir de limites techniques, de contraintes donc du coup j’ai essayé de les dépasser. Après ma technique risque peut être de changer dans l’avenir mais… L’aspect hyper-réaliste vient surtout du rapport à la photographie en fait, parce que j’utilise beaucoup le côté flashé et je pense que visuellement notre oeil est tellement habitué à identifier quelque chose de flou ou un coup de flash, qu’il intègre ça immédiatement comme une photographie et non comme une peinture. Donc je joue sur ces codes…
Y a t-il des personnes qui t’ont influencé dans tes travaux ?
-Oui il y a surtout Édouard Manet, puis Caravage et d’autres classiques, les portraits de Paul Cézanne et plus proche de nous les toiles des années 70 de Hockney ou encore la série ”Venice Beach” de Peter Blake
Par le Détail - Jérôme Romain
Jérôme Romain - Par le Détail (Mai 2012 / 60x80cm)
Il y a des photographes qui t’ont inspiré ?
-Oui quelques photographes, mais la photographie m’intéresse en temps que banque d’images, c’est à dire que quand je vois de belles photos, souvent je me dis que je les trouve belles parce qu’en peinture cela serait cool mais malheureusement ce n’est juste qu’une photographie.
J’ai vu que tu réalisais tes tableaux essentiellement avec de l’huile sur toile, pourquoi ? As-tu déjà essayé de faire du graphe ou de la peinture acrylique ?
-Non le graphe ne m’intéresse pas vraiment, j’ai déjà graphé parce que c’était l’époque en 89 un peu comme tout les kids de cette époque, vu que je fais du skate mais ce n’est pas forcement un médium qui m’intéresse. Après l’acrylique j’en ai longtemps fait, mes premières années de production je peignais à l’acrylique. Mais je pense que l’une des choses qui m’a fait basculer vers le réalisme ça était mon passage de l’acrylique à l’huile et pour rien au monde je repasserais à l’acrylique d’ailleurs…
Parlons maintenant de “Consommable” te souviens-tu de cette série ?
-Oui évidemment, le plaisir d’offrir, la joie de recevoir… (Rires)
Où as-tu trouvé une photo comme cela ?
-En fait c’était dans un cycle de travail sur la femme et l’imagerie cinématographique. La série est sur des formats 16/9ème, donc un format purement cinéma. Car depuis longtemps je me demandais pourquoi certaines images cinématographiques m’interpellaient en fait c’est l’ambiance, la lumière et l’éclairage que tu retrouves dans le milieu du cinéma qui me fait penser à de la peinture classique. J’ai alors fait toute une série là dessus, j’ai aussi pris une image du film Shinning et donc pour continuer la suite j’ai fait ces toiles intitulées “Consommable” qui sont des captures d’écrans de films pornographiques qui sont en format d’écran d’ordinateur. Donc voilà l’explication du “Consommable”.
Peur Jérôme Romain
Jérôme Romain - Peur (Novembre 2010 / 100x105cm)

Peux-tu me dire l’endroit parfait pour exposer tes toiles, ça peut être un nom de musée, le nom d’une rue, un bar…
-Je ne sais pas, le Moma à New York (Rires).
Quels sont tes projets pour la suite ?
-Peindre beaucoup et faire des expositions…
Tu veux rester sur Montpellier ?
-Je pense rester quelques temps oui, mais je vais voir comment se déroulent les choses parce que je voudrais bien partir à l’étranger un an ou deux et essayer de trouver un endroit où il fait beau comme les Etats-Unis ou l’Australie, j’ai trop longtemps vécu dans la grisaille j’ai besoin de soleil. Ou sinon je rêverais de travailler dans un gros atelier et rester tranquille.
Et bien je te souhaite beaucoup de courage pour réaliser tes envies et tes rêves, as-tu un site web ou une page Facebook pour que nos Icebangger’z suivent tes travaux ?
-Oui j’ai un blog et j’ai aussi une page FacebookJérôme “Cloben” Romain
Merci Jérôme Romain, j’espère que l’on se recroisera un jour peut être…
-Un jour peut être oui, merci à toi d’être venu.

Mythologie 16/9ème Jérôme Romain
Jérôme Romain -“Mythologie 16/9ème” (Octobre 2010 - 50x115cm)

Consommable
Jérôme Romain - Consommable (Novembre 2010 / 33x24cm)

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Frank Ocean - Pyramids

Frank Ocean - Pyramids

Si j’avais une quelconque autorité sur le monde de la musique, je pourrais déclarer Frank Ocean le nouveau prince du R&B. Loin du monde du Bling-Bling et des prostituées à Gogo, Christopher Breaux de son vrai nom, a réussi à bâtir son propre univers musical.

Frank Ocean

Petite Biographie : Natif de Long Beach en Californie, c’est à la Nouvelle-Orléans qu’il commence à faire carrière dans la musique. Vers la fin de l’année 2009 il intégra ensuite le controversé collectif OFWGKTA (Odd Future Wolf Gang Kill Them All). A partir de cette année là, il commence à se faire un véritable nom. En 2010, il rejoignit Kanye West en signant au sein du prestigieux label Def Jam Recording. Il prêta même sa voix sur l’album Watch The Throne de Jay-Z & Kanye West dans “No Church In The Wild” (décryptage du clip) et “Made In America”. En 2011, il publia ses deux premières mixtapes qui recevront des avis positifs vis à vis de la critique. Bref’ tout va pour le mieux…

Mais que vaut réellement Franck Ocean sur un album solo ? Et bien la réponse se trouve dans son deuxième album intitulé “channel ORANGE”. Sorti durant le mois juillet, cet album est composé de 17 tracks plus alléchantes les unes que les autres et produites par des artistes de renom tels Pharrell Williams ou encore Malay. Un LP envoûtant avec une instrumentation soignée et accompagné d’une voix de crooners timide et torturée. Un mélange parfait qui fait du bien à écouter et voire même à re-écouter. Un cocktail à écouter sans modération…

Frank Ocean - channel ORANGE